Le chemin parcouru fût spécial, parsemé de rencontres plus ou moins bizarres. J’en profite pour remercier les personnes qui m’ont réellement aidée ces dernières années, notamment en me conseillant et en m’encourageant; elles se comptent sur les doigts d’une main (mais vous vous en doutiez déjà). Ah mais que de bienveillance, de sourires, de regards appuyés, d’hypo…attend, what ???

Le monde du bien-être ne serait pas qu’amour, paix et namaste de tous poils ? Et bien non, je me suis très vite rendue à l’évidence : j’allais galérer, même avec toute la bonne volonté du monde de vouloir aider autrui, et surtout sans arrière-pensée mercantile. Je croyais avoir eu droit à tout avec mes expériences précédentes dans certaines médecines alternatives mais non, que de déconvenues m’attendaient au tournant, histoire de bien me faire comprendre où je mettais les pieds.Du côté des rencontres humaines, j’ai pensé avoir rencontré une « maître » qui allait enfin m’expliquer le magnétisme, le don de soi… notre relation amicale était bien partie, enfin, je croyais qu’elle était bien partie parce que comme dirait notre Marie-Thérèse nationale : « Bécasse ! »; bref, donc cette relation s’est vite changée en « je t’appelle quand j’ai besoin de toi », euh…mais c’est moi qui suis sensée apprendre, non ?!? et autres « non mais tu vois, tu n’es pas à mon niveau, etc…etc… », en passant par Ze conseil final fatidique « Faut que tu ailles voir ce chaman » (genre Jean Bidouille qui a jamais mis les pieds en Amérique du Sud). WTF ?! On me l’avait pas encore fait ce coup-là. Le lien a été vite coupé (dès que j’ai pris confiance en moi et que j’ai beaucoup magnétisé en somme) et je dois l’avouer, c’est bien triste que l’humilité ne fasse pas ou plus partie de la personnalité de certains thérapeutes.

Je me suis ensuite dit que j’allais trouver un cours, là, directement au fin fond d’une vallée ou d’un village, et hop je me lance…après tout…bon d’accord, je n’avais pas trop envie de passer par la pré-phase de préparation (puisque j’avais déjà fait tout un travail en amont avec une psy, oui, une personne qui se tape 5 années d’études plus une spécialisation et ne lit pas une simple phrase dans un magazine ou le dernier bouquin à la mode) mais…. Bref, donc, toute contente malgré tout, et me disant que j’allais forcément apprendre quelque chose, je me lance à l’aventure, qui dura…2 séances de…enfin, 2 séances où j’ai failli éclater de rire à chaque minute et où je n’arrivais pas du tout à me détendre (aurais-je senti que c’était du grand nawak ??). Peut-être parce que dès que je suis entrée j’ai fait part à cette personne qu’il venait de travailler sur du lourd (merci pour moi au passage), au grand étonnement de celle-ci, qui avait effectivement fait je ne sais quoi avant et qui n’avait visiblement pas pris la peine de « nettoyer ». Bref, qu’on se le dise, j’en avais un peu marre là, tout de suite.

Rebelote, mais qui allait m’apprendre, à part les livres, mon vécu et le web ? Et bien tout simplement les rencontres. Le fait d’avoir magnétisé souvent mes collègues, sans rien attendre en retour, juste le plaisir de passer ce moment avec eux, m’a montré mes forces et mes faiblesses. J’ai également pu discuter avec une énergéticienne qui me suit (et qui fera l’objet d’un prochain article) et une amie « comme moi dirons-nous ». Mes études m’ont aussi beaucoup aidé à garder les pieds sur terre. Je pensais être tranquille, je me suis dit « bon je vais faire les bonnes rencontres tôt ou tard, ce n’étaient que quelques mauvaises expériences »…et bien non. Je cherchais une petite salle à sous-louer, pour y mettre une table de massage et prodiguer mes « soins ». Une petite annonce, prix très abordable, le rendez-vous est pris. Dès que j’ai rencontré la dite personne, un malaise m’envahit, malaise qui ne me quitta pas, je suis ressortie de là épuisée, avec la nette impression que la personne n’avait pas arrêté de m’observer, de chercher je ne sais quoi. Et bien entendu, l’excuse du « finalement, je ne loue plus » (mdr) arrive le lendemain. Mais qu’est-ce que je dégageais ? Je voulais bien aider mais comment faire ? Sortie de là, je voulais tout arrêter.

Mais un ami organisait un stage avec sa prof, son « sifu » (taoïste), américaine et juste géniale : dès que je l’ai vue j’ai su, j’étais bien, j’ai pu lui parler de tous mes ressentis, mes peurs, mes questions. Et sa première réponse fût : « oui, j’ai une élève comme toi aux US, ne t’inquiète pas ». Avec son grand sourire digne d’une pub pour dentifrices ! Alors même si je ne la verrai hélas pas souvent, je sais que c’est elle mon « maître », relaxe et humble. Yes, thank you !

PS : Inutile de vous dire, que lorsque j’ai voulu participer à une réunion dans la nature pour prodiguer mes soins gratuitement, j’ai reçu une réponse négative sans même un merci, au revoir où autres formes de (non) politesse, pas de Namaste quoi !